L'alphabet et ses sons
Chaque lettre du kimbundu et le son qu'elle représente.
Après cette unité
Lire à voix haute n'importe quel mot de ce site.
Le kimbundu s'écrit avec cinq voyelles et dix-huit consonnes. L'orthographe est régulière : une lettre se lit de la même façon partout, si bien qu'une fois ce tableau connu, il n'y a plus rien à deviner.
Les cinq voyelles
Chacune est un son pur. Elles ne se combinent jamais en diphtongues à l'anglaise ou à la portugaise : quand deux voyelles se rencontrent, chacune garde sa valeur.
Les consonnes
- b/b/comme dans bonKubokona
- d/d/comme dans deuxDijina
- f/f/comme dans fouKufwa
- g/ɡ/dur, comme dans gare — mais il ne suit jamais que n, dans ngNgânda
- h/h/expiré, comme le h anglais de hat — jamais muetHenda
- j/ʒ/comme dans jourJoso
- k/k/toujours dur, comme dans quaiKimoxi
- l/l/comme dans litLêlu
- m/m/comme dans mainMukonda
- n/n/comme dans nousNâke
- p/p/comme dans pou, sans soufflePaze
- s/s/toujours comme dans sou, jamais comme zSambwadi
- t/t/comme dans tout, sans souffleTâta
- v/v/comme dans vousVinyu
- w/w/comme dans ouiWoso
- x/ʃ/comme dans chatXitu
- y/j/comme dans yeuxYoso
- z/z/comme dans zéroIzuwa
Quatre paires qui font un seul son
Ces quatre-là expliquent pourquoi l'orthographe moderne surprend à côté du kimbundu imprimé ancien. Chaque paire est un son unique, non deux lettres lues l'une après l'autre.
Les paires nasales
Le kimbundu n'admet aucun autre groupe de consonnes, ni de lettre doublée. La nasale appartient à la consonne qui suit et ne forme pas une syllabe.
Trois lettres que vous ne trouverez pas
- cLe son dur s'écrit toujours k, le son doux s. Deux occurrences sur 2,9 millions de lettres, dans des noms empruntés.
- qJamais employé. Là où le portugais écrit qu, le kimbundu écrit k ou kw.
- rLes livres anciens l'emploient constamment ; l'écrit actuel presque jamais — 52 lettres sur 2,9 millions, et la suite ri pas une seule fois. Ces mots s'écrivent aujourd'hui avec d.
Une dernière règle à retenir
Tout mot kimbundu se termine par une voyelle. Un mot qui finit par une consonne est soit emprunté, soit mal imprimé — ce qui aide à lire un livre ancien.
D'où cela vient
- Instituto de Línguas Nacionais, Resolução 3/87 (1987) — l'alphabet officiel
- Décomptes de lettres sur un corpus de 770 000 mots de kimbundu écrit actuel